Post-a-critique?! Un blog participatif! Dîtes enfin ce que vous en pensez!

Je vous propose de dire ce que vous pensez d'un livre, d'une oeuvre d'art, d'un évènement artistique, d'un album...
C'est un blog participatif: vous envoyez par email votre critique et je la mettrai en ligne le plus rapidement possible. N'oubliez pas d'indiquer l'oeuvre, l'auteur, (la date), et votre commentaire éclairé! Ironie et humour sont bienvenues.
Naturellement vous êtes invité à commenter les critiques mises en ligne, pour notre plus grand plaisir.
Merci pour votre collaboration!
Soumettre une critique: lilycocci@gmail.com

samedi 24 septembre 2011

La belle amour humaine de Lyonel Trouillot

Depuis Port au Prince, une jeune fille part en taxi vers le village d'Anse-en Foleur en quête de ses origines. Que s'est-il passé des années plus tôt ? Pourquoi les maison de son grand-père, colonel, et de son ami homme d'affaire ont-elles volé en fumée ? Qui est responsable ? A travers ce trajet qui dure 7 heures, le chauffeur, Thomas, va expliquer à Anaise, la petite fille, pourquoi sa quête restera vaine et lui communiquera son amour pour sa terre.

Un livre long, décevant. Le propos est insuffisant et l'on se lasse. Le style, d'une extrême poésie, peut déconcerter. Cependant, la réflexion sur les rapports Nord//Sud et l'attitude des touristes occidentaux est très intéressante

samedi 17 septembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan

Une claque, un livre bouleversant. L'auteur nous raconte sa mère, son enfance dans une famille nombreuse, la mort de deux frères, l'omniprésence du père. Puis la jeune mère , un peu dépassée. La séparation, une nouvelle vie, et la montée de la folie. jusqu'au délire destructeur. Et la vie continue ...
Tout d'abord on s'attache à cette famille, à cette fratrie que l'on souhaiterait rencontrer. La seconde partie nous bascule, nous bouscule, de manière irrémédiable. Et l'on admire alors le talent et le courage de Delphine de Vigan pour nous dépeindre coute que coute cette mère tant malmenée par la vie. Une histoire qui hante et bouleverse.



Critique d'Aurélia.

mercredi 14 septembre 2011

Les souvenirs de David Foenkinos

C'est le livre dont tout le monde parle(avec Limonov, d'Emmanuel Carrère) et dont on attend trop. L'auteur revient sur une partie de ses souvenirs, depuis la mort de son grand-père jusqu'à la fin de son histoire d'amour. La réflexion sur la vieillesse et l'infantilisation forcée qui l'accompagne est passionnante. Les anecdotes sont cocasses, pas toujours crédibles. On se prend à vouloir démêler le vrai du faux, c'est le petit côté Rousseau de l'auteur. Un bel ouvrage donc, mais pas un événement littéraire.
Quelques passages à retenir : "je ne pensais qu'à une chose. Ils avaient eu mon âge un jour. Et un jour j'aurais leur âge. ici, je marchais à travers qui je serai."
Critique d'Aurélia.

Retour à Killibeg - Sorj Chalandon

Sorj Chalandon, journaliste a longuement travaillé en Irlande du Nord. Il s'y est lié d'amitié avec Tyrone Meehan, activiste de l'IRA, qui, des années plus tard, s'est révélé avoir été un espion à la solde des anglais. Dans un précédent ouvrage, "Mon traître", il nous racontait sa souffrance et son incompréhension face à cette découverte. Des années plus tard, il a choisi de créer un roman mettant en scène son ami.
Ce livre nous amène à revivre l'histoire de l'Irlande depuis le Pâques sanglant de 1916 jusqu'à 2006. Chalandon ne cherche pas à juger mais plutôt à comprendre le parcours de son ami, activiste aimé de tous, élevé dans la pauvreté, la crainte du père  et la haine de l' anglais. Un bel ouvrage où trahir peut être aussi une façon de protéger ou d'oeuvrer pour les autres.
Quelques passages à retenir : "l'IRA, ce n'était plus une crainte, une insulte, l'autre nom du démon. Mais c'était un espoir, une promesse. C'était la chair de mon père, sa vie entière, sa mémoire et sa légende."
"cette preuve d'humanité m'a longtemps poursuivi. Et dérangé longtemps. Sous ce casque de guerre, il ne pouvait pas y avoir un homme, mais seulement un barbare. Penser le contraire, c'étair faiblir, trahir."
"Eirinn go brach ! J'avais eu honte, honte de mon père, honte de cette Irlande pour toujours. Et voilà qu'aujourd'hui, elle était toute ma vie."